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Article du mardi 16 janvier 2007

Dakar : une seule faute suffit !

Dakar : une seule faute suffit !

A chaque jour suffit sa peine... C'est ce qu'ont dû se dire les pilotes Volkswagen hier en ayant envie que la journée se termine au plus tôt ! Car s'il y a eu des perdants en Mauritanie, ce sont bien eux. Pannes mécaniques, casse et problèmes électroniques, rien ne leur a été épargné. Heureusement qu'ils gardent le moral !

Petit résumé de cette journée pleine de rebondissements !




Moto :


Il est filou ce Marc Coma ! Et expérimenté. Lui il sait, malgré l’anomalie de boîte de vitesses qui touche les nouvelles KTM 690, que rien n'est gagné d'avance et qu'il doit ménager sa monture s'il veut arriver à Dakar. Résultat ? Il gère sa position de seigneur en ne prenant aucun risque. Il faut également souligner qu'il peut se le permettre grâce à une avance confortable (près d'une heure) sur ses poursuivants. Et c'est cette avance qui lui sert d'assurance vie !

Outre Coma qui roule en solo devant, c'est l'amateur Janis Vinters, parti en 21ème position à Tichit, qui offre à la Lettonie sa première victoire de spéciale sur le rallye et qui a fait le spectacle. Le vainqueur de cette 4ème étape mauritanienne ne s’était d'ailleurs pas encore fait remarquer depuis le début du rallye. Janis Vinters, 10ème de la dernière édition, a en effet surpris son monde en venant signer le meilleur temps à tous les CP avant de franchir victorieusement la ligne avec un avantage de 7’31’’ sur Cyril Despres. Deux mots au passage sur ce dernier car son cas vaut le détour ! Victime d’une chute au kilomètre 130, il avait débuté la spéciale avec des outils de navigation hors d’usage ! Il a donc dû parcourir tout le tracé en déroulant manuellement son road-book. Difficile dans ces conditions de rattraper le virtuose catalan qui reste largement en tête, ne cédant que 22’’ au Français. Au général, l’écart est toujours de 54’36’’.





Auto :


494 kilomètres de course chronométrée en plein désert, ça laisse des traces. Et on peut dire que les mécaniques ont souffert hier... A l'agonie, les Touaregs paient chers leurs imperfections. Si leurs pilotes gardent leur fraîcheur et sont eux fiables, il n'en est pas de même de leurs machines qui, visiblement, ne résistent pas sur la longueur. Problèmes électroniques pour Carlos Sainz et énorme déception du côté du leader au classement, Giniel De Villiers, après que son turbo ait pris feu au kilomètre 130 de la spéciale. Il voit par la même occasion tous ses espoirs de victoire partir en fumée...

Et si les autos bleues étaient attendues au tournant par les voitures rouges, elles l'étaient aussi par un Schlesser en pleine forme qui remporte l'étape et qui peut désormais s'imaginer sur le podium final... Et qui doit aujourd'hui se gausser des écuries pleines de pognon, lui le pauvre petit malheureux parti cette année avec une seule voiture faute de sponsors. Jouant les arbitres en 4ème position au classement, il n'attend qu'une seule chose : que les deux nouvelles têtes de la course sur Mitsubishi, Peterhansel et Alphand se neutralisent ! Car ces deux-là vont forcément prendre des risques pour prouver chacun de leur côté qu'ils sont les meilleurs...





Camion :

Surprise, c'est Wulfert Van Ginkel qui s’impose pour la première fois dans une spéciale du Dakar, devançant Hans Stacey qui reste cependant solidement installé en tête du classement général. Le Néerlandais, au volant d’un camion GINAF, devance son compatriote de plus de 12’. Un écart qui correspond au temps perdu par le leader au général pour cause de crevaison. On se disait aussi...
Au final Stacey accroît tout de même son avantage au général et compte plus de 3 heures d’avance sur Ilgizar Mardeev, 7ème de l’étape.


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