Les dernières lois anti-prostitution en Corée du Sud sont très strictes. A tel point qu'on examine même la possibilité d'interdire les rapports avec des... poupées gonflables dans des sortes de « maisons closes » dédiées à la spécialité.
Auparavant, après les lois sur la prostitution en 2004, la poupée gonflable était parfois fournie aux clients dans certains motels pour arrondir les fins de mois, mais c'est la première fois que des maisons spécialement dédiées à la poupée gonflable voient le jour. Dans ces endroits, le client paye 26 $ pour une heure et a à sa disposition un lit, un ordinateur et sa poupée en plastique. Une poupée, aux formes vaguement humaines et à la texture très vaguement féminine, connaissant un grand succès en Corée depuis les lois sur la prostitution.
De la pub sur Internet
En tout cas, ces « maisons de poupées » ne sont pas très bien vues
du côté des autorités. « Il y a quatre « doll experience room » à Suwon, indique la police, nous essayons de voir si ce genre de business viole la loi ».
Interdit ou pas, le phénomène est en expansion puisque l'on trouve de plus en plus de pubs sur Internet pour ce genre d'endroits.
Mais entre le latex et la chair humaine, il y a une marge qui devrait empêcher les autorités de poursuivre des fournisseurs de simples objets sexuels, comme un sex-shop basique finalement. « Comme les rapports sexuels se font avec une poupée et pas un être humain, ce n'est pas évident pour appliquer les lois spéciales sur la prostitution », indique un policier. En tout cas, même si elle peut paraître saugrenue et pas très glamour, l'idée a le mérite d'éviter de vendre de la chair humaine...



